Jean-Christophe SCHMITT

 

 

 

A propos

 

 

 

Ces poèmes - dont ceux du « Lys ou la Tourmente » évoquent la mort tragique d'un frère aimé - tracent une belle courbe qui va du cœur aux lèvres, et du bonheur aux larmes.
La femme y affirme une présence forte et féconde. Dominique daguet 1985

 



(...) « Le Lys ou la Tourmente », je l'ai lié à ce grand nuage de Magellan véridique
où un blond soleil s'enveloppe dans un massif de nuit vivante. (…) René Char 1984

 

 

 

(…) les dernières toiles de Jean-Christophe Schmitt s'affirment en quelques dominantes de palette qui sont déjà presque une signature. D'abord des roses et des mauves, du parme et des gris. Des gris encore, bleutés, rosés et des touches de couleur turquoise avec un peu d'ocre. En filigrane, des poires, un bouquet, un pichet et surtout des intérieurs : bibliothèque, salon, salle de bain, couloir. Des intérieurs où repose, incidemment ici, avec ostentation là, la constante gracile d'une silhouette assise, étendue, habillée ou nue. Des intérieurs d'une étrange complexité, parfois surchargés ou surfaits, d'autrefois déliquescents, comme défaits. Mais des formes humaines toujours présentes semblent masquer cette abstraction.

La mise en scène du décor chez Jean-Christophe Schmitt, dessert un lieu de gravité où se joue le drame de l'être et de la présence, sa permanence et sa précarité, entre l'instant d'avant et celui d'après, à l'épreuve du réel et de ses repères, à la croisée de l'esprit et de la matière. Marie Claude Jarrias 1999

 

 

 

Homme singulier, peintre poète, Jean Christophe Schmitt nous donne à voir une peinture touchante, d'un calme conquis, libérée de tout conformisme, où bonheur et gravité s'interrogent mutuellement.

Une peinture que l'on peut qualifiér d'intimiste, mais dont l'évidente poésie, si elle s'attache à la douce sensualité des êtres et des choses, n'en véhicule pas moins comme un dérangement, un désordre primaire, une ligne de perturbation abstraite nécessaire à l'émergence d'une intériorité maîtrisée : d'où cette atmosphère de rêve en suspens que ponctuent, le plus souvent, la ou les femmes, silhouettes aimées, ou la caresse d'un fruit ou l'incertaine présence d'objets familiers.

D'une palette parfois douce, parfois vive, mais toujours harmonieuse, dans une subtile lumière et la nervosité sous-jacente du trait, fondus et transparence suscitent une œuvre d'une grande sensibilité. Xavier Culty 2001

 

 


L'oeuvre de Jean-Christophe Schmitt, discrète et profonde, douce et sensiblement violente, j'ai la joie toujours renouvelée d'en prendre une plus exacte mesure à chaque visite de son atelier.
C'est un atelier sous les combles. On y accède par un petit escalier plutôt raide, en lisière de maison : mais qu'il y fasse très chaud comme en été ou très froid en hiver, on est vite gagné par l'atmosphère de ce lieu qui tient tout à la fois de l'ermitage, du grenier d'enfance ou d'un salon ouvert sur le ciel.
Là, dans un appareillage de poutres, entre la lumière délicate d'un fenestron au ras du sol et celle plus drue d'un grand "vélux" dans le toit, voisinent les objets les plus hétéroclites et les instruments du peintre.
Là, le trait s'organise et s'élabore une alchimie de couleurs, entre bleus pastels et rouges veloutés, verts transparents et gris sensibles, qui fait baigner les compositions, figures, nus, natures mortes ou paysages, dans une lumière diaphane et miroitante d'où surgit au terme du voyage et d'un désordre sublimé, un réel singulier, une libre abstraction.

Guylaine Carrot 2013

 

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Jean-Christophe Schmitt peint comme il écrit : rapidement et en marge de longues contemplations... rêveries souvent charnelles où, du corps vers l'objet, en humble matiériste, l'artiste transfère comme par extraction, le sensible, le sensitif et le sensuel, pour empreindre paysages et natures mortes d'une obsessionnelle et vibrante féminité.

Patrick Bedout 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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